Dur. Trop dur de raconter/résumer ce week end en un article, alors une fois n'est pas coutume, je vais laisser les mots de Lo faire remonter les bons souvenirs à la surface : 

 Vendredi soir, la voiture de Paris et celle de Chartres sont bloquées dans des bouchons de ouf...On apprend au dernier moment que Jubos ne vient pas pour des raisons qu'il n'est pas utile de développer ici ...je crois que ça nous a tous miné un peu, on part dans une bonne euphorie, et on sait d'un coup que Jubos n'y participera pas à cause d'un imprévu...Enfin...après 7 heures de route (on a bien visité Savigny sur Orge avec notre voiture, essayé d'esquiver les bouchons pour se retrouver coincés à 25km d'Orléans, jeté des raisins sur les caravanes, enfin le panard...le tout détendus, on arrive dans le Lot vers 3h du mat...et là c'est parti !

Trips en pagaille et décontraction direct malgré le voyage...Moïse et Greg qui entament des BD à 5h du mat, Moïse qui dort dans le lit avec la moustiquaire...

Samedi, départ vers 14h...Trajet sous la pluie battante, pas marrant…Am' (notre régisseuse/manager et plus encore..) oublie son portefeuille sur une aire d’autoroute (miracle : on le récupérera au retour !)…Sur place vers 18h, c’est la grosse grosse pluie…Marc, un des orga, nous accueille avec le moral en berne « c’est un truc de ouf, trop de galères depuis 2 jours ! »…La compét de VTT est abrégée à cause des conditions météos, le site (superbe, au milieu des arbres, bien classe) est quasi désert…Je discute avec l’ingé son, lui aussi dépité, qui me dit « tu vois les gens dans le chapiteau là (une quizaine de personnes) ? eh bien, le public de ce soir il est là »…on s’attend donc à un concert flopi flopa…enfin, peu importe, on est déjà super irie de se retrouver là et surtout d’être accueillis comme ça : après les bières/coca, le repas est ouf…salade de tomates, saucisse/frites à foison, fromage de brebis (à foison), gateau… !!!

Avant de commencer, on est guidés à notre hébergement pour poser les affaires etc. On sera hébergés pendant 2 jours dans l’internat d’un lycée, aux côtés des troupes de gendarmes sur place pour le Tour de France !!!! On est quand même isolés au bout du batiment, donc tranquilles, et les gendarmes croisés sont pépères (« ah vous faites un concert ! on pourra venir faire un bœuf ? » « …oui oui…et j’espère que vous êtes prêts pour la bataille de polochon cette nuit »)…sinon, on a chacun un bon lit, répartis dans 4 chambres, l’ambiance colonie de vacances est à son maximum !!!

A notre tour de jouer vers 23h30…Finalement le chapiteau est bien bien rempli (disons 300 personnes ? pour un capacité possible de 400, donc bien rempli)...On se chauffe un peu avant de commencer … « ca va y a du monde, y a bien moyen de retourner ça »…La session strictly live commence (par la dubplate de Jubos, hommage;) , et le public est super attentif …Y a du bon gros son sous le chapiteau, les gens ont l’air de kiffer…et de réagir bruyamment à chaque sollicitation…Un bon gros show live, avec deux incursions dubplate (Daniel Ray et Marina P), un freestyle bien long pour finir…On sort de scène, avec l’impression d’avoir fait un bon truc et d’avoir fait kiffer les gens…Mais pas à ce point : pas de coulisses, on débarque direct sous le chapiteau et les massives se retournent vers nous en gueulant, bordel monstre, un rappel surréaliste…on se retrouve comme des cons.
Du coup on décide de remonter sur scène, live sur deux versions pour finir la soirée, truc de ouf !!! L’après concert est donc évidemment chanmé, organisateurs comblés car on leur avait un peu rattrapé leur festival et leur moral, rencontre avec le public, des fans qui regrettent qu’on ai pas fait « Oh Cet Homme » ( !!)

Coucher vers 5h et premier contact avec « le réfugié », un réfugié Rwandais qui logeait dans l’internat pendant l’été et qui nous a donné du lait, un cd de Bob Marley, nous a raconté sa solitude et nous a montré son émerveillement du Tour de France…

Dimanche, lever tranquille entre 12h et 14h…à nos fenêtre, on commence à capter le bordel du Tour de France, plein de camions, de gens, de flics, folie…Vers 15h la Pyrfamily nous convie à un repas en plein air…au menu Magret de canard !!!!! Rencontre avec un imitateur de Jean René Godard et de Poelevorde, chanmé !

On débarque dans Bagnères pour voir le tour, mais on arrive après l’arrivée du 1er, puis après le podium…Pas grave, on fait les gros touristes/supporters/beauf de base, avec la touch onsfoudkilao-n’importe quoi en plus, un vrai délice ! On voit Richard Virenque, on se rue vers Kad Merad (en promo pour un film) comme des gros cons « Kaaaaaaaaaaaaaaaad », on demande à boire un reste de champagne (chose obtenue), on demande aux gens de nous donner des cadeaux gratuits quand ils en ont trop (casquette Crédit Lyonnais donnée par un gamin apostrophé par un réprobateur « eh mais il en a deux lui ! », grosses mains vertes PMU longuement recherchée pour repartir finalement avec 5 ou 6 mains), petites voiturettes Skoda, photos sur le podium pendant qu’il était en train de se démonter (« eh dégagez, on est en train de démonter là !!! »), de nouveau Richard Virenque (« Richard, Richard, photo ! »), puis Gérard Jugnot, Lionel Chamoulaud etc., …Enorme trip sur le tour de France !

Au Zanzibar le soir, le patron est à l’arrache, ils se pose la question de jouer dehors alors que sa sono est pas top et peine à sonoriser son bar, « vous commencez quand vous voulez, 21h, 21h30… », mais en même temps il est super sympa, bon esprit, s’excuse qu’une seule pizza chacun ce soit lèg’, et il kiffe qu’on soit là …

La session du soir sera bien mortelle ! Malgré un son plus que limite, le dancefloor s’anime rapidement, avec différents types de gens dans le public (deux gars venus de Bordeaux !!! « eh c’est Moïse…Moïïïïse ! »), du local (un massive du 28 en vacances), du connaisseur (sound locaux, qui ont kiffé sévère notre session), du daron (à la fin, un 50tenaire vient me voir « vous pouvez m’expliquer pourquoi j’ai autant apprécié ? ma fille écoute ce genre de son et je trouve ça insuportable ! j’ai acheté votre cd, je perds toute ma crédibilité auprès de ma fille ! »)…des contacts, des rencontres, des forwards à la pelle (double forward qui aurait même mérité triple de shakal sur « ils sont sourds », biiim !, et plein d’autres forward y compris sur les sélections, King Kong jahspora, tonton david etc.…), un invité au mic sur la fin, des retours positifs de tous les côtés, les habituels autographes, des gens ultra heureux et nous pareil !

La pyrfamily nous convie à un after chez l’un deux pour terminer le week end…et ça…c’était…pure folie furieuse…nous + les orga, une bande de gens trop cool de 25-30 ans avec qui on a trippé velu (copyright à greg pour cet adjectif)…

Départ à 10h30 pour la voiture de Moïse, à 13h pour nous…trajet pépère, arrivé à Paris à minuit quand même (avec des bonnes grosses pauses)…c’était vraiment bien ouf !

Il y avait de quoi écrire un roman…
Voilà. Merci Lo.

Inutile de dire que les jours qui ont suivis furent difficiles. Une méga descente d'acide qui pour ma part m'a tenu quasiment 3 jours. Le bad. Quelque chose manquait. Les copains, le public, le micro, les frissons etc...
Un week end d'anthologie qui se hisse au top ten des gros souvenirs de week end de concert.

C'était en plus le dernier week end de concert avant la trève estivale où chacun fera sa vie en attendant de se retrouver, non pour un concert mais pour un bout de vacances. La "saison" au micro reprendra qd à elle dès septembre. On en reparlera ici même.

See ya.
Par Moïse The Dude
Publié dans : Bhale Bacce Crew Way of Life : concert report
21 juin c'est la fête. C'est la fête de la musique même.
C'est un grand soleil qui nous tape sur la tête. C'est une petite scène fort sympathique et assez peu haute qui n'attend plus que nous la foulions aux pieds. C'est une fin d'après midi à installer tout le matos, à attendre l'heure H entre potes à bouffer des magnums blancs qui fondent trop vite, alors vite on passe le bâtonnet et "oui mais si je le prends celui là, je le termine tout seul parce qu'avec mon herpès.." etc...
(c'est ça aussi Bhale Bacce : le glamour. Un jour je ferais un article sur les T-shirts trempés de sueur à la fin des concerts, les trajets de 7h à 5 dans une petite voiture, etc...)

La fête de la musique c'est aussi les riverains grincheux qui viennent nous menacer de je-ne-sais-quel malheur (au minimum un cassage de gueule) pour les longues heures de nuisances sonores qui s'annoncent, soit, "5 heures de merde" dixit le gros grincheux vénèr de la soirée.
Je pense qu'il en a eu pour son argent, parce qu'on a fait beaucoup de bruit, et le public encore une fois au rendez-vous en a fait encore plus que nous et ce jusqu'à la dernière seconde. Et c'était vraiment de la "bonne merde" cher monsieur, comprenons par là qu'on a bien déchiré le dancefloor, les instrus, tout quoi.
Bon en même temps, "si tu kiffes pas[...], t'écoutes pas et puis c'est tout" comme dit le proverbe mais c'est vrai qu'à sa décharge la fête de la musique c'est pour ainsi dire impossible d'y échapper surtout quand tu as le Bhale Bacce sous tes fenêtres...m'enfin...c'est une fois par an. 

Public chaud donc, avec des fidèles et même des fans du 91, big up à eux. Un bon concert qui nous a vu être honorés de la présence aux platines pour quelques interventions de notre DJ préféré (et je ne le dis pas seulement parce qu'il est pistonné par sa soeur; oui parce que le Bhale Bacce c'est comme le showbusiness, hein, tout le monde couche ensemble et pour y rentrer faut connaître quelqu'un ;), notre DJ préféré donc disais-je à savoir DJ Monkey Green qui chauffa tranquillement la place par une sélection hiphop appréciable et qui revint à plusieurs reprises aux manettes pour introduire les morceaux hip hop ("Tous nos regrets", "Lord of War" etc...) et pour lancer la session freestyle avec quelques versions crossover reggae/hiphop du meilleur effet. 
Il va s'en dire qu'en tant que porteur de l'étendard hip hop au sein du crew j'étais ravi de cette ouverture. Expérience à recommencer et peaufiner dès que possible. 

Au rayon des petites nouveautés on signalera aussi Jo et sa guitare. C'est la guitare qui est nouvelle bien sûr... Là encore expérience à renouveler, peaufiner etc...mais très bonne idée, bon apport notamment sur les morceaux qui sur l'album ont bénéficié des riffs de notre virtuose des six cordes et qui en live ont donc pris tout leur sens avec les coups de médiateur donnés en direct.
Guitare qui fit aussi parler d'elle pendant la session "Dub" mitonnée par Papa Crazy et Jo, (encore une expérience nouvelle). Même si cette session dub ne s'est pas passée idéalement.
Quoiqu'il en soit, l'ajout d'instrument est un plus tant au niveau musical pour le public et nous autres qu'au niveau scénique, c'est du (beau) spectacle en plus. A refaire !

On n'oublie pas non plus de mentionner la reprise pour faire kiffer nos fans de la première heure (à l'ancienne!) du morceau "Along The Road", notre ex-acolyte "Manimal" étant remplacé par Jo. Plutôt trippant d'entendre Lo ressortir ses lyrics vieux de bien 6 ans avec toute leur fraîcheur d'alors (pour ne pas dire leur simplicité presque naïve, ce qui n'est pas péjoratif, le message est efficace, limpide et bien écrit)

Enfin on se souvient du bug de Lo sur Forward : un premier couplet qui refuse de sortir, un blocage inattendu que Lo, très en forme, réussit à camoufler avec une animation de derrière les fagots, faisant passer ça pour un pull up; ça ne sort toujours pas, re-pull up ("alors Chartres! ce morceau il est tellement énorme que je ne vais même pas vous le faire!! ;) et puis ça ne veut pas. Donc on balance une sélection, un semblant d'abandon et puis non Lo s'y recolle et là ça y est, ça démarre.
Peu de gens auront capté que notre débiteur de rimes payait son petit bug.
Qu'il avait cliqué sur Disque local (D:) puis sur "mes documents", pour aller chercher le dossier "mes chansons" dans lequel se trouve le fichier "mes tubes" à l'intérieur duquel est classé le .doc "Forward" qui bizarrement était vide, et lorsque qu'il cliqua sur le raccourci bureau le message : "raccourci manquant/rechercher manuellement" s'afficha.
Bug passager donc puisque réitérant l'opération après avoir rebouté son unité centrale le .doc était bien là.

Voilà pour l'essentiel.

J'ajouterais donc juste que nous avons eu droit comme parfois à une belle séance de dédicaces à la fin et je ne précise pas cela tant pour faire genre "ouais on signe des affiches, trop les stars" que pour dire que ces moments d'ultimes échanges avec le public sont toujours sympathiques et trippants. 

La suite en ce qui me concerne (je saute le concert du 28 juin) le 5 juillet à Genève. A nous la Suisse.  
Par Moïse The Dude
Publié dans : Bhale Bacce Crew Way of Life : concert report
14 Juin, concert au Fort de de Barraux en Isère, dans le cadre du festival "Les pieds nus font fort".

Comment dire....plaçons les circonstances : Samedi, levé juste une heure plus tard qu'un jour de semaine (donc de taf), entre 6 et 7 heures de voiture dans les pattes, donc fatigué. Stress d'un nouveau couplet à placer, donc ça sent le plantage. Sonorisation moyenne (retours quasi inexistants) voir pas terrible.
Ce ne sont pas des excuses, tout juste des explications. Un contexte.

Les jambes en coton, pas d'énergie, le concert commence tout juste, ça promet, motivation normale au départ qui se retrouve au ras des pâquerettes. Le morceau "Hip hop au pipeau" en combinaison avec Greg le Shakal et Jubos arrive, c'est là que je dois placer mon couplet tout neuf. Plantage prévu, plantage réussi. Blasé pour le reste de la soirée. En plus ce morceau me semble arriver comme un cheveux sur la soupe, le public n'a pas l'air de super capter le principe, bref, à revoir. Dès le départ j'étais pas dedans, rien que sur scène je n'arrivais pas à trouver ma place, constamment en retrait alors que mes camarades occupaient l'espace devant..

Bon.. à partir de là je me suis clairement fait chier, à ne pas danser derrière les platines, à attendre mon prochain morceau (grosse attente en plus), d'ailleurs pour le reste de mes participations, pas de pb, juste pas impliqué quoi...j'ai fait ce qu'il fallait sans grande conviction. L'absence de retour faisait que je n'avais aucune idée de ce que ça donnait.

Du coup tout m'a un peu saoulé, les sélections (pleins qu'on avait entendues maintes fois), le public mi bourré, mi actif, mi absent, mi... chelou quoi. Un public qui te regarde sans te regarder, un public qui fait du boucan quand il faut mais qui n'est pas vraiment concerné non plus, qui capte les lyrics sans vraiment capter le concept des morceaux, des groupes qui discutent devant la scène etc...bizarre. Ca n'encourage pas. Même voir mes potes faire leurs morceaux ça me faisait ni chaud ni froid, les speechs, le freestyle de fin qui a duré une éternité et qui finissait par être inaudible, les couplets qu'on entend depuis 6 ans (pardon les amis mais des fois...) Même la folle réaction du public sur "Cet Homme" de Lo m'a laissé dubitatif.
J'espère que l'assistance n'aura pas trop grillé ce grand garçon qui tirait la tronche, sa casquette vissée sur la tête au fond de la scène...
Bref, ce concert m'a déplu. Pour cause de fatigue principalement, à aucun moment je n'étais dedans. Pourtant je partais content.

Mis à part l'aspect purement scénique de notre virée en Isère, pleins de petits côtés positifs : l'accueil des orgas au top, voir les amis, le cadre montagneux magnifique, et j'ai envie de dire, surtout : les heures de voiture en compagnie d'une fine équipe, une des plus fines d'ailleurs j'ai nommé : Cosmar, Jo, et Papa Crazy. Franchement, le meilleur moment de mon week end paradoxalement ce furent les heures de voiture. Blagues en tout genre, cassage de sucre sur les dos de nos camarades (une vieille tradition), imitations de Jo (N'est-ce pas??!!), écoutage des "Grosses Têtes"...que du bonheur. Le retour nous offrit quelques répliques savoureuses aux thématiques douteuses comme : "Elle est entrain de s'enlever un 18 carat dans chaque narine" (Papa Crazy). Oui parce que quand ça roule au ralenti, qu'est-ce qu'on fait ? On regarde ses voisins d'autoroute. Ou encore : "Elle a dû dérouler du câble..." (Crazy)..et je vous passe les réfléxions sur les femmes à lunettes "c'est formidable, tu leurs abimes pas les yeux et en même temps tu te fais plaisir" (myself) et autres considérations graveleuses. De toute façon, quand t'es en voiture pour des heures, la fatigue aidant, parler de cul est un grand classique qui a au moins le mérite de maintenir toute l'équipe éveillée. Merci à eux.

La semaine prochaine (21juin) on remet ça, fête de la musique à Chartres (c'est moins loin et c'est "chez nous"). En espérant retrouver un peu de "gniaque" pour assurer une bonne prestation et me faire plaisir, parce qu'on est d'abord là pour ça...

Yes I, mon frère...

Par Moïse The Dude
Publié dans : Bhale Bacce Crew Way of Life : concert report
Deuxième date à l'Iguane pour l'année 2008. Après une première réussite en Mars dernier, nous voilà de retour dans notre fief beauceron. L'album est sorti entre temps, ce sera donc la première vraie soirée de lancement de l'album dans notre région d'origine.
Ce sera d'ailleurs une journée placée sous le signe du "live" puisque nous avions un showcase à assurer à la FNAC de Chartres en fin d'après midi.

Un showcase à la FNAC de Chartres, ça fait marrer quand même. L'espace "concert" du lieu est réduit, du coup étant déjà 15 du crew, c'est vite rempli et puis...je ne sais pas pourquoi mais moi ça m'a fait marrer. Parce qu'il n'y avait personne pour nous voir à part quelques amis/connaissances qui passaient par là, parce qu'on était très détendus un peu euphoriques de se retrouver, rigolards quoi.
Parce que la FNAC on le fait à la cool. Pas qu'on s'en fiche ou qu'on veuille bâcler mais ça ne représente pas énormément non plus. Ce showcase devait peut-être nous permettre de pouvoir déposer le nouvel album dans les bacs et il s'est avéré au final que bien qu'ayant fait l'effort de venir, notre album n'ira pas en bac ! C'est formidable. Ceci dit, ce n'était pas une mauvaise affaire ce showcase puisque nous avons vendu quelques disques...de la main à la main, à la FNAC, c'est drôle non ?
Mais ça me faisait marrer parce qu'on avait peu de temps, 5 ou 6 morceaux à faire, savamment choisis pour que tout le monde puisse intervenir, donc on était là tout sautillants à enchaîner les morceaux sans vraiment prendre tout ça au sérieux parce qu'on savait que les grosses sensations (de scène, de public etc...) on les aurait le soir à l'Iguane. Donc la FNAC c'était ambiance répétition avec les clients qui passent et tendent une oreille en se demandant ce qui se passe.
Donc, mais ce n'est que mon avis et ma vision des choses (peut-être que mes camarades en ont une autre), la FNAC, j'ai trouvé ça "marrant". Ni plus ni moins.

Alors que l'Iguane c'était autre chose déjà. La question : est-ce que ça va marcher aussi bien qu'en Mars, est-ce que la bonne surprise de Mars va se reproduire ?
Petites nouveautés: nous avions une scène, louée par notre hôte et la partie "dancefloor" du bar était plus dégagée que la dernière fois. Les tables ont été écartées et il y avait un vrai espace de bonne taille pour que les gens puissent venir se masser devant la scène. Apparemment le patron du lieu voulait faire ça dans les règles de l'art et mettre toutes les chances de notre côté pour refaire une bonne soirée.
21h, les premières sélections. Embryon de public, normal. Les minutes défilent, la liste des chansons à faire est dense et pour ne pas être à la bourre en fin de concert, la fameuse alternance live/selections se met en place rapidement avec peu de sélections entre les lives. La salle se remplit et se retrouve pleine assez rapidement.
Et ce sera comme ça jusqu'au bout.
Dans le bar et encore plus sur scène, une chaleur folle. Les visages sont reluisants.
Le public comme la dernière fois est réactif, il fait du bruit, connaît les paroles, se dandine, le plaisir semble partagé par tous et c'est un truc tellement porteur quand on est sur scène. Le concept de "Pensées dansantes" (titre du dernier album) prend ici tout son sens : les gens s'amusent, dansent, bougent, participent et les messages passent et semblent être entendus et compris. 
Une bonne soirée. Une bonne "danse" comme on dit dans le jargon. 
Prestation qui s'est terminée par une longue séance de signature d'autographes, plutôt marrante, en tout cas la plus longue qu'on ait connu. 
"et celui là c'est pour qui ? c'est pour Julien ou Stéphane?"
"Ah non, celui là c'est pour Francis"

Les petits trucs qui font plaisir c'est aussi ça, échanger deux trois mots avec le public à la fin, profiter de l'ambiance qui redescend doucement. Le bonus, c'est une personne qui vient te voir pour te dire qu'elle ne connaissait pas et qu'elle est conquise, achat de l'album en prime, et tu discutes cinq minutes avec cette personne, dans un pur esprit de contact simple. 
Un big up à Quentin (qui se reconnaîtra s'il tombe sur ce blog) pour ses compliments qui vont droit au coeur.

Bref, un bon moment, et chose à signaler nous étions quasi au complet, seul notre Sélecta JM Sound (toujours Texan, le veinard!) était absent.
Ah oui et puis, du cd vendu en quantité honorable, ce qui fait toujours plaisir, si c'est sorti c'est pour être vendu !

L'Iguane se confirme donc comme un vrai bon plan pour nous.

La suite le 14 Juin à Barraux (Rhône Alpes) pour le festival "les pieds nus font fort".

++

Par Moïse The Dude
Publié dans : Bhale Bacce Crew Way of Life : concert report

Samedi 10 mai. Départ de Paris direction Le Mans pour un concert un peu particulier puisque nous allons nous produire en configuration "groupe de rap", c'est à dire un set d'une petite heure et demi, que du live, zéro mix (ou presque), le tout sur une grande scène qu'il faudra occuper au mieux.
Rien d'insurmontable non plus, à 10 Mc's que nous sommes (+ un selecta et un opérateur), occuper l'espace s'avéra plutôt facile, ce que certains d'entre nous ne présupposaient pas.

Ce concert s'avéra être une bonne surprise, un public motivé et actif, un set qui coula de source, de bonnes sensations sur scène, il n'y a finalement pas grand chose à dire. Comme sur des roulettes (russes).

Après...pour la petite histoire je me dois de signaler qu'avant nous dans le cadre de la même soirée jouaient "Les Shades", un groupe de rockeux parisiens bon chic bon genre, moyenne d'âge 15/16ans, fraîchement médiatisés (Canal+, le Grand Journal) bénéficiants d'une bonne hype sur Panam (forcément), et dont la fraîcheur (tu m'étonnes) a été saluée par Philippe Manoeuvre (oui le docteur ès rock'n'roll français à Ray-Ban, jury de la nouvelle star...(no comment)), un jour, sur France3, alors qu'on lui demandait ce qu'il pensait de cette nouvelle vague de bébés rockeurs tout droit sortis du garage de leurs parents...et des stratégies marketing des grands labels, ajouterais-je perfide.
Bref, les petits loulous Shades étaient là, tout mignons, en slim et chaussures pointues, le look savamment grungi-dandyfié prêts à envoyer pour 45 minutes de show.
Par curiosité j'ai tout de même jeté un oeil et une oreille, histoire de ne pas mourir idiot. Que dire ? Le son n'était pas mauvais, ça envoyait même comme il faut, mais le point noir m'est apparu tout de suite : le chanteur. Voix d'ado à la mue incertaine, textes inaudibles (et en même temps que peut bien raconter un gamin de 15 ans?), tentatives de "je prend une voix cassée à la Tom Waits et tant pis si ça se voit et que c'est faux". Bon pas d'acharnement de ma part, mais faut dire ce qui est. Dommage car les arrangements passaient bien. Après n'écoutant pas ou trop peu de rock, je ne saurais dire si les influences ont été digérées et/ou si les Shades ont un truc à eux. Je ne leur souhaite que de profiter de la chance qu'ils ont d'avoir un pied dans le business de la musique sans se faire bouffer par ce même business et surtout en sachant résister aux effets de mode dont ils sont les rejetons. A préciser tout de même que le buzz parisien n'assure pas un succès dans une belle salle de province...en effet on peut parler de flop pour le boys band rock, public transparent pendant leur set, ambiance qui ne décolla guère alors qu'après "Les Skalopes", groupe de ska-rock français a bien mis le feu et nous avons donc pu débouler sur une scène chauffée à blanc devant un public immédiatement au taquet (une masse compacte comme aimantée par le devant de la scène, impressionnant), au premier sample que notre Papa Crazy Operator vénéré balança pour nous introduire. La classe.

Quoi d'autre...encore de longues heures à attendre entre potes (avant de monter sur scène), c'est pour ça aussi qu'on donne des concerts, pour se voir et passer de bons moments tous ensemble sur et en dehors de la scène c'était encore réussi ce coup ci.

Retour sur Paris dans la foulée, couché à 6h...dur !

Ah, si, l'accueil par les orga du concert était vraiment au point, les gens au petits soins, on a connu des situations bien moins confortables !

Prochaine aventure le 24 mai, à Barjouville près de Chartres, back to the Iguane bar pour une soirée de promo de l'album (qui est sorti, joie !) devant notre public local.

Par Moïse The Dude
Publié dans : Bhale Bacce Crew Way of Life : concert report

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