Back to the capitale !

Curieusement un des endroits où nous n'avons pas joué depuis longtemps reste Paris.
RDV est fixé à 23h devant la péniche alternat, quai de Bercy non loin du POPB (Palais Omnisport de Paris Bercy).

Je retrouve Ieuth, Lil'Ma et Monkey Green (notre beatmaker hiphop préféré) aux alentours de 22h40, sur le quai et après avoir arpenté celui-ci sur une bonne longueur, pas de péniche !
Nous passons sur l'autre rive, refaisons le chemin dans l'autre sens passons devant le Batofar, devant La Dame de Canton, devant La Baleine Blanche...Pas d'alternat non plus.
En fait c'est presque arrivés au bout du quai, qu'on aperçoit la péniche se garer (si si) de l'autre côté, donc sur la première rive. On retraverse.
Retrouvailles avec les amis du crew, rigolade, détente et autre, normal quoi.

La soirée se met en place tranquillement, la péniche se remplit gentiment mais sûrement, il doit être un peu de plus minuit.
Je croise Ras Clém, ce qui fait toujours plaisir.
Jahspora, le sound qui nous invite entame la soirée par quelques sélections bien roots aux relents soul, très agréable.
En attendant notre tour, nous squattons dehors.
Le tour arrive et nous nous retrouvons tous sur scène, la bande déboule derrière la table des platines et consoles, y a un petit côté Wu Tang !
C'est plutôt rassurant d'ailleurs d'être tous ensemble massés sur scène, ça donne l'impulsion.
"Tous nos regrets", avec L'Interprète, mon premier passage (comme d'hab'), arrive vite car encore une fois le timing est serré, c'est une sélection/un live. Pas trop stressé jusque là, (y a du progrès ça fait plaisir), une petit pointe d'adrénaline se fait sentir et (hip) hop c'est parti. Ca passe bien, de notre côté en tout cas, on déroule le texte, bon je me plante sur le 3è couplet, me rattrappe d'un râle typiquement Moïsien qui fera beaucoup rire mes camarades, et voilà morceau bouclé.

La suite de mes prestations sera sans encombre, détendu, présent.

En fait le pb de cette soirée, c'est une ambiance qui sans être complètement absente, ne nous renvoie pas l'espèce d'euphorie que nous pouvons connaître lorsque nous jouons...en province.
Le public se manifeste vaguement quand on lui demande, réagit plus franchement sur certaines chansons ("Ils sont sourds" de Greg et Jubos, et "Cet Homme" de Lo, normal, ainsi que toutes les apparitions de Marina P, guest de luxe), mais à part ça, il manquait clairement quelque chose pour faire passer cette soirée de l'état de relativement bonne à grosse soirée.
Je sais que certains de mes complices partagent cette impression.
Public contenu sans qu'on puisse vraiment savoir pourquoi, pb de son ? pb d'implication de notre part (à priori non, malgré pas mal de petits plantages sur pas mal de live mais sans conséquences) ?

Quoiqu'il en soit, cette soirée péniche ne restera pas dans les annales, si ce n'est pour les fameux "à côté" c'est à dire le plaisir de se retrouver tous ensemble (on était quasi full crew; Jo que s'est-il passé ??) et de se marrer de tout et de rien comme nous savons si bien le faire.

Back to home by the premier métro avec son lot de mecs à l'ouest et de groupes de jeunes beurrés et braillards.

La suite en ce qui me concerne le 10 mai au Mans, une bonne date en perspective. Pour mes petits amis l'aventure continue en "off" du Printemps de Bourges, au bar le Brighton comme tous les ans depuis quelques années maintenant, grosse ambiance assurée, baignade dans la bière et l'urine de fêtard, sûrement pas mal d'albums vendus....je vais louper ça mais je serai à San Francisco...ce qui n'est pas mal non plus ;).


Ah si, dernière chose, notre dernier album "Pensées Dansantes" est maintenant sorti, nous en sommes fiers, et le plaisir qu'on a d'avoir ce joli produit dans les mains est énorme.
Par Moïse The Dude
Publié dans : Bhale Bacce Crew Way of Life : concert report
Deuxième date d'une longue liste, Samedi 15 Mars, Lorient. Au bar "L'avenue 56". Je vous préviens, si vous voulez que je vous parle de Lorient, n'y comptez pas, nous n'en avons rien vu.
Prenons depuis le début. 
Paris, 11h45, Mc Do de la Fourche. Ieuth se rend compte qu'il a oublié son portefeuille chez moi. Il laisse son menu Royal Cheese en suspension, part chercher son portefeuille et reviens. Il va pour payer, 2 centimes lui manquent, la responsable du Mc Do ne lâche pas l'affaire. Un officier de police en tenue, qui venait lui aussi prendre un menu, donne 5 centimes à Ieuth: "tiens, attends je les ai...". Sympa.

Nos sandwichs avalés fissa, direction la ligne 13, descente station Pernety, pour rejoindre notre selecta Pir's. On l'attend en bas de son immeuble. Un panier de basket nous fait les yeux doux (Ieuth et moi même sommes très portés sur le basket), sans ballon que faire ? La forme suppositoire de nos sacs de couchage compressés dans leurs enveloppes de toile feront l'affaire. 10 tentatives ratées (bah oui avec des sacs de couchages pour ballon...) et un panier réussi (moi !) plus tard, on embarque dans la Pir's mobile. Première déception (on s'en est aperçu dans le métro en fait): ma PSP n'a plus de batterie...emmenée pour rien. Deuxième déception : le poste cd de la Pir's mobile est en rade. Ni PSP, Ni musique, il ne nous reste plus qu'à prier pour que notre capacité à raconter n'importe quoi ne nous fasse pas défaut, sans quoi le voyage jusqu'à Lorient (5h de route) risque d'être long...Nous avons tout de même la perspective d'acheter 8 grosses piles pour mettre dans un poste cd/k7 d'un état douteux que Pir's nous a dégoté au cas où...
Ca roule vite. Tellement vite qu'on rate la sortie pour Chartres où nous devons faire escale. Résultat : on est déjà à Orléans, une heure de retard dans la tronche. Quand nous nous sommes aperçu de notre erreur, "ah les gros cons" fut sans doute la phrase la plus prononcée jusqu'à ce qu'on arrive enfin à Chartres. 
Là on récupère selecta Lex, Jo, et du matériel (platines et autre). Coffre blindé, équipe au complet (une fine équipe, très prometteuse sur le papier : Jo, Ieuth, Pir's, Lex et moi même Moïse) et nous voilà, aux alentours de 15h30 en partance pour Lorient, avec une hantise nouvelle : ne pas louper la bonne sortie le moment venu ! Ces voyages en bagnole, toujours un peu soucieux, ont malgré tout bien souvent un goût de vacances et de moments cultes potentiels. Celui ci ne déroge pas.
Dans l'espace confiné de la Pir's mobile, sans musique, sans rien pour nous occuper, avec l'interdiction de dormir, solidarité oblige, (on vit ensemble, on meurt ensemble), c'est une des règles d'or des voyages en voiture (règle non respectée par Lex qui piquait volontiers du nez), dénuement total donc, plus qu'une chose à faire, raconter des conneries aussi énormes que nous, art de vivre sous-estimé dont nous sommes les plus talentueux représentants. Et il faut bien dire que sans Jo, le voyage n'aurait pas été le même. Grâce à ses imitations inspirées et hilarantes de Philippe Bouvard et Jean-Marie Le Pen (un must) nous n'avons pas vu passer les heures. Je serais néanmoins bien incapable de retranscrire ici l'ambiance de délirium qui régnait dans la voiture, mélange de rigolade et de nervosité (le concert approche!). Ah, détail important, nous avons fini par réussir à faire marcher le lecteur de cd de la voiture. Au menu : Snoop, UGK, Fun Lovin'Criminals. 

Arrivée à Lorient, vers 20h. Nous retrouvons les autres membres du crew, qui sera ce soir quasi au grand complet, au bar "L'avenue 56". 
D'aucun prédisent un flop. Pour cause principalement de gros concerts reggae dans les environs (Tonton David etc...). Wait and see. 
L'arrière salle du bar sera notre scène et notre dancefloor. Un peu froide avec ses murs blancs, il n'y a plus qu'à espérer qu'elle se remplisse un peu. 
Une galette complète (oeuf-jambon-fromage), offerte par le bar pour chacun, dans le ventre et on va pouvoir commencer. Il doit être peu après 21h. 
Perso, je stresse, comme d'hab', je n'y peux rien, je fais avec c'est tout. Mais moins que prévu. J'ai même pu manger ma galette (normalement je ne peux rien manger avant un concert). Et puis cette ambiance qui peine à se réchauffer fait retomber un peu la pression. J'attend mon tour, avec "Tous nos regrets" en duo avec L'Interprète. Tour qui arrive en même temps qu'un embryon de public, il est un peu plus de 22h. Nous aurons au moins eu la chance avec l'Interprète de ne pas jouer devant une salle vide, chance que n'ont pas eu Jo et Cosmar pour leur première prise de micro. "Tous nos regrets" passe sans souci, et je suis parfaitement détendu désormais. Je resterais même à me dandiner nonchalamment au rythme des sélections de Lex et Mercy et des lives de mes camarades pendant presque tout le concert. L'embryon de public est devenu foetus puis vrai public. Une petite masse (selon le gérant du bar il y eu jusqu'à 100 personnes) est scotchée devant nous, enthousiaste, vivante. Je me rends compte que j'adore observer Jubos, tellement à la cool quand il anime ou "back" un camarade. Jubos est une machine à faire pleins de petits bruits marrants qui emplissent l'espace, pleins de petits gimmicks qui lui vont mieux qu'à quiconque, dans sa bouche c'est naturel, dans celle d'un autre c'est un peu ridicule. Jubos possède en outre une voix claire et puissante, rarement fausse, sans forcer. La chance.
 Ceci dit je me suis trouvé moi-même très à la cool sur la plupart de mes participations, les couplets coulaient, j'étais "stable". Comme au volant d'une voiture au ralenti sous le soleil avec des potes à l'arrière et du bon son posé (c'est mon côté west coast/down south). J'ai tout mon temps sur le beat.
Qui avait dit que nous courrions au bide ? Une fois de plus il faut croire que l'énergie que nous nous efforçons de dégager est une arme d'attraction (de) massive. Le public n'est pas tout à fait le même que celui du concert précédent. Moins jeune, bizaremment moins attentif aux textes aussi. Ce qui, sur certains morceaux ("New York", "On n'oublie pas") nous donna l'impression de ne pas susciter de grande réaction dans la salle. A revoir.
L'heure tourne, tout se passe globalement bien, l'enchaînement live/selections est presque parfait, en tout cas bien plus équilibré que la semaine dernière. Quelques plantages légers, insoupçonnables pour le profane, nous ferons nous dire qu'il faut encore travailler certains titres. 
La fin du concert approche, on termine avec "Combine et Son" le morceau collectif et le freestyle de fin, tradition immuable.
Le public crie, gueule, siffle, il faut croire qu'on a rempli notre mission. Au passage, on notera que c'est toujours lorsque Lo fait "cet homme" (et non pas "cet homme là" !!) que le public devient fou. 
Deux, trois autographes plus tard, exercice que nous ne prendrons, je crois, jamais vraiment au sérieux ;), et voilà la salle vidée. 
Mine de rien, on a "mouillé le maillot" ce soir là pour un public inespéremment présent. Les gérants du lieu sont satisfaits et nous proposent déjà de revenir. A voir. 
Matériel rangé, after dans le jardin des parents de Greg le Shakal jusqu'à ce qu'au froid s'ajoute la pluie et nous rentrons nous coucher, enfin pour certains, car pour d'autres la soirée continua semble-t-il au chaud, l'esprit embrumé devant un "Hot Shot" en vhs de derrière les fagots...n'ayant pas été de la partie, j'imagine que ça devait ricaner gentiment...

Avec Cosmar et Jubos nous sommes partis dormir chez les parents de ce dernier et là, je laisse Jubos raconter :
"en fait en rentrant samedi, à 25m de chez mon reup, on croise une caisse, donc on fait la blague usuelle "Rrrhhhâââ, putain, c'est les schmitt'" et.......... effectivement, la voiture fait demi tour et nous annonce "C'est la police, vous auriez vos papiers SVP???"
Shocked Shocked Shocked Shocked Shocked , j'ai bien baldav' qd meme avec ma petite boulette dans la poche et les qques grammes de rhum qui faisait des slaloms dans mon sang et surtout dans ma tete!
mais bon, on ne se démonte pas et courtoisement on leur dit "Bonsoir" et je leur explique qu'ils se trouvent en face de la maison dans laquelle nous allons pressement nous coucher! redemande de papier et surtout demande de verifier le sac de Marcus, et c'est là que Marcus sort son arme fatale en se mettant de dos, ce qui offre une vue imprennable, non pas sur son petit cul, mais sur le matelas et le duvet qui pendait de son sac, tout en leur disant "vous voyez? on va bien se coucher!"
réponse des flics "Ah, pardon, on cherche des gens qui ont des sacs, mais pas avec des duvets a l'interieur. allez bonne nuit messieurs!!!"
PUTAIN, la courtoisie, quoi!!! comme quoi, ça arrive! "
Effectivement ça arrive, et deux fois dans la même journée ! (cf le début de mon récit)...Qui a dit nik la police ?? ;)

Dimanche midi, brunch sucré/salé abondant chez les Pateau (Greg le Shakal family), merci à eux. Tous réunis autour de la table à prendre une dernière décision pour l'album à venir, la bouche pleine de quiche/crêpes/fromage/saucisses/bacon/confiture/crumble etc, etc...(folie)
L'heure du départ arrive et vers 13h, la fine équipe de l'aller se reforme pour un retour placé sous le signe de la grande poilâde, merci à Jo encore une fois, pour ses imitations à se pisser dessus on ne s'en lasse pas. Vraiment dommage que je ne puisse rendre par écrit l'état d'hilarité général, la fatigue du week end aidant. 

Lundi matin, 9h. Je suis en retard. Je suis dans le bus qui n'avance pas. J'aimerais être ailleurs. Au hasard dans une voiture avec 5 potes en partance pour je ne sais où. 4h de caisse minimum, sinon ça ne vaut rien. 
Dans le bus, qui n'avance toujours pas, un groupe de femmes, des collègues très certainement, divaguent sur leur retard qui leur coûtera une réprimande hiérarchique, et l'une d'elle se met alors à rêver de gagner au loto, et elle commence à expliquer ce qu'elle ferait de tout cet argent : ne plus travailler, avoir du temps pour faire, je cite, "de la couture", et prendre des cours de peinture...l'entendre énumérer ces désirs simples mais vraisemblablement difficiles à concilier avec une vie de labeur (et de famille?) qui ne laisse que trop peu de temps à l'épanouissement personnel finit de m'enfoncer dans une vilénie de bon aloi, qui ne me quittera pas de tout le trajet. 
Je toise toutes ces gueules amochées que la ville draine en me disant que décidement un retour de week end comme celui que nous venions de vivre tient de la descente d'acide. 
Rétrospectivement, à l'instant où je tape ces lignes, je me dis aussi qu'on a de la chance de pouvoir s'échapper, et faire ce qu'on aime même si la réalité nous rattrape le lundi matin.

"et merde putain c'est lourd, c'est déjà l'heure de se lever, pas envie de me laver, larver encore un quart d'heure, or il se fait tard, pars car le car t'attendra pas..."

La suite des aventures en ce qui me concerne, le 11 Avril pour un concert à la Péniche Alternat' à Paris. 
Pour le reste du crew, ce sera le 5 Avril près de Lyon. Enjoy it friends ! 

Par Moïse The Dude
Publié dans : Bhale Bacce Crew Way of Life : concert report
Ma dernière acquisition , des Nike Air Structure Triax  91 (reédition) :

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Je n'ai pas grand souvenir de ce modèle à l'époque mais quand je les ai vues dans différents shops, j'ai su que je finirais par les avoir. Et c'est chose faite...Très légères,  très fines, avec leur look forcément rétro années 90, elles sont parfaites. Le colorway aussi participe au côté retro. Et puis la forme de la bulle...
Très confortables, système Air oblige, je ne regrette vraiment pas cette acquisition !

Par Moïse The Dude
Publié dans : Sneakers addict
Ceux qui me connaissent le savent : je suis fan de sneakers.  De chaussures de sport en d'autres termes.  Du moins je me définis comme tel depuis peu de temps finalement. 

Acte de pure consommation pour certains,  simple mode pour d'autres,  complicité avec le système  des marques et du grand capitalisme pour les plus obtus, collection aussi honorable et légitime qu'une autre (on collectionne bien les timbres et les capsules de bouteilles de bières!) pour les plus compréhensifs; l'achat d'une paire de sneakers a toujours constitué pour moi et ce depuis mon plus jeune âge une source de bonheur et d'excitation. Ma première vraie paire, des "Nike Air Sonic Flight" de 1992. A peu près celles-ci :
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Mon seul regret : qu'on ne voit pas la bulle d'air. Dans mon jeune esprit, une paire de Nike Air n'avait d'interêt que si la bulle d'air était apparente. Hélas pour ma chère mère le budget pour une bulle d'air était un peu élevé ! Mes Air Flight je les ai gardées longtemps, et plus elles étaient usées, plus j'étais bien dedans. Il a pourtant bien fallu que je m'en sépare. 
Par la suite, je bataillais toujours avec mes parents (qui étaient, il faut bien le dire plutôt cool et généreux) pour arriver à un compromis entre leur budget et mes envies de sneakers (que j'appelais à l'époque des "baskets")
Faisant du tennis (4ans de petite balle jaune...il ne m'en reste rien !) je me souviens avoir porté des Adidas qui ne bénéficiaient pas encore du système torsion. Une paire loin d'être marquante mais que j'ai appris à aimer. Je ne m'en souviens plus le nom.
Quelques années plus tard, une grande source de fierté : j'ai eu des "Air Max 93". Une folie.
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Avec cette fois-ci une bulle bien visible, qui faisait tout le tour du talon et à l'intérieur une sorte de chausson, proche du système "Huarache". J'étais servi.
M'étant entre temps passioné pour le basket-ball (passion encore d'actualité, rejointe bientôt par une passion pour le hiphop, j'étais en train de devenir ce que je prétend être aujourd'hui : un b-boy!), je m'intéressais de très près aux modèles de sneakers faites pour la pratique du basket. Et bien évidemment, dans ce domaine, la Rolls c'est la "Air Jordan". Déjà pas mal d'années que His Airness était chaussé par Nike qd je me mis en tête d'avoir ma paire de Jojo. Je suis passé très d'avoir une paire de Jordan 3 à un prix défiant toute concurrence, via...la redoute ! Plus ma taille. Le verdict est sorti de la bouche de ma mère (qui a finit par me comprendre et me soutenir dans ce qui s'avèrera plus tard être une vraie passion). J'ai bien mis quelques heures à digérer la nouvelle en me maudissant de faire ma pointure et pas une de celles dispo.
Quelques temps plus tard (années, mois ? ma mémoire immédiate me fait défaut), je finis par acquérir une paire de "Jordan 8" noires.
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Je précise que l'épisode des Jojo 3 ne se passa pas l'année de la sortie de celles-ci. Ce devait être une reédition mais à l'époque je ne faisais pas attention à tout ça.
Mes jordan 8, ma première paire de Jordan donc, n'ont que très rarement quitté mes pieds. Bien rentabilisées jusqu'au jour où les premiers signes d'usure apparurent. Et puis le pied grandit, et un petit trou en bout de chaussure laissait voir ma chaussette, j'ai su à ce moment là que je devrais les ranger définitivement.
Bizarrement, en cette fin d'année 2007 - début 2008, elles sont reéditées, dans le colorway qui était le mien à l'époque et je ne les ai pas reprises. Pas le coup de foudre...étrange. (parce que les miennes de l'époque, ont été jetées par mon père....je lui en veux encore;).
Voilà pour les premières (et pas les dernières) Jordan.
Après j'ai eu d'autres modèles aux pieds, et non des moindres comme les "Nike Air Penny 2", celles ci je les ai toujours, trop petites et pas mal usées mais toujours belles. Quand je pense que mon ami Jonathan "Flying" peut encore mettre les siennes..veinard !
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J'ai eu aussi les Converse Shuck Taylor remixées pour les parquets, très confortables, bien usées désormais mais une super paire...
Une autre paire de Converse, impossible de retrouver le nom ni une photo...si ça me revient...
Bref, ça m'a pris, ça ne m'a jamais lâché et maintenant que je gagne ma vie, je n'ai plus besoin de négocier les bulles d'air avec ma mère, (ce qui ne veut pas dire que je peux mettre des sommes démentielles dans les sneakers mais disons que je me fais plaisir régulièrement ;)
Amour de la bulle d'air apparente qui me fit assez vite avoir une nette préférence pour Nike. Quand on dit que tout se joue dès l'enfance, hein, et bien voyez...

Je ne me suis jamais vraiment défini comme un sneaker addict jusqu'à il y a peu, mais à force de traîner sur le net, de voir des 10aines de photos, de visiter des 10aines de sites, de me plonger dans cet univers, de connaître les cotes, les prix, les modèles, les reéditions, enfin...de prendre grandement conscience qu'il existe une grande communauté de fondus de la sneakers comme moi, j'ai compris que j'étais de ceux là, loin désormais des railleries de ceux qui ne comprennent pas qu'on puisse mettre telle ou telle somme dans un objet qui ne sert somme toute "qu'à marcher". Qui ne saisissent pas qu'une sneakers a une histoire, du dessin par un designer au sportif qui va la porter en passant par les campagnes de pub mythiques, pour preuve les nombreux spots tournés par et avec Spike Lee pour et avec Jordan, (encore lui). Et même si les grandes marques, je ne suis pas naïf, font un max de fric sur le dos de nous autres fans de chaussures de sport, que voulez-vous....impossible de résister face à l'objet...

Bientôt une photo de ma collec, dernières acquisitions et modèles de ma jeunesse mélangés !

Par Moïse The Dude
Publié dans : Sneakers addict
Voilà. La saison des concerts reprend. Si Bhale Bacce était une équipe de quelque chose on parlerait de championnat et d'une saison chargée. 
En ce 8 Mars, la reprise se passe à Barjouville, dans le 28, au bar "L'Iguane" autant dire à domicile pour rester dans le lexique sportif. Tout un symbole. Pour être tout à fait juste, il faut dire que nous avons failli faire la reprise à Tours mais le destin a insisté pour que nous jouions à la maison.
L'Iguane c'est quelques souvenirs (on a déjà joué là-bas) mais pas forcément les plus forts (pour ma part en tout cas). Ce soir ce serait différent. Très bonne ambiance. 
Aux alentours de 21h, 21h30, le coup d'envoi est donné. Le bar n'est pas vide, la plupart des gens sont assis et sirotent leur conso. Lo et Jubos à l'animation, Selectas Lex et Mercy aux platines. Premières selections. Doucement mais sûrement, le bar continue de se remplir, et des gens restent debouts près du zinc, nous écoutant de loin. Devant nous encore peu de personnes pour se dandiner mais ça va venir. 
Jo et moi même partageons un trac inouï. Stress de la reprise ? Peur de se planter sur les nouveaux morceaux ? Nos raisons ne sont peut-être pas tout à fait les mêmes, mais se rejoignent et nos estomacs sont noués comme jamais. Encore une de ces situations où je demande pourquoi je m'inflige ça, je me mets à douter du bien fondé de ma présence, processus classique et récurrent...Le stress monte au fur et à mesure que mon tour arrive. Je n'ai plus de jambe et reste assis dans mon coin observant les gens se rapprocher à l'appel de Jubos et commencer à former une masse compacte et attentive. 
C'est au tour de Jo de se lancer, je le regarde s'emparer du micro comme s'il allait à l'échafaud j'ai un peu peur pour lui et me dit que je serais bientôt à sa place. Tout se passe bien pour lui, et il me confiera être soulagé après ce galop d'essai. Je me souhaite la même chose. 
Le public est désormais bien présent, massé à quelques dizaines de centimètres de nous, il fait du bruit dès qu'on lui demande, résolument au taquet, un encouragement permanent et réconfortant. 
J'ai, l'espace d'une minute, l'espoir que L'Interprète fasse décaler l'ordre de passage de "Tous nos regrets" nouveau morceau issu de l'album, jamais fait sur scène, notre première prestation ce soir, ma première...est-ce que le morceau ne viendrait pas comme un cheveux sur la soupe à ce moment de la sélection ? L'Interprète s'interroge. Je l'invite à aller en toucher deux mots aux Sélectas. 
Nenni ! C'est à nous ! 
A peine le temps de demander au public des encouragements sonores, l'instru est lancée, L'Interprète enchaîne avec son premier couplet. Un doute subsiste : est-il parti trop tôt ? On verra...
Je back son couplet, manière comme une autre de se mettre dans le coup. Et c'est à moi...Premier couplet...qui passe...tout seul ! Pas un accroc, rien ! De bonnes tonalités même, je me surprend tout seul. Je me suis connu moins assuré sur des morceaux tous neufs en live et peu répétés. Bizarrement je maîtrise mon texte qui se déroule tout seul dans ma tête au fur et à mesure que je le rappe. La gestuelle n'est pas encore là, un peu trop concentré sur le flow et les lyrics. Effectivement L'Interprète est parti un peu tôt mais c'est sans conséquences pour la suite.
Et le morceau passe, recompensé d'une manifestation sonore de notre auditoire qui semble avoir apprécié cette première incartade hiphop. 
Des titres nouveaux comme celui-ci, issu du prochain album ou non, il y en aura quelques uns, avec à chaque fois même si je n'y participe pas, la question de savoir s'il y aura un léger plantage. 
Nouveau morceau de Jo. Qui passe tout seul.
Nouveau morceau de Lo et Jubos, "New York", qui passe tout seul aussi, Jubos s'offrant le luxe de chanter/rapper son texte avec une tonalité différente. Appréciable. Lo semble un peu plus concentré sur son texte que pour les morceaux hyper rodés mais seuls les observateurs avertis peuvent s'en rendre compte. 
"On n'oublie pas" de Lo et moi-même aurait pu faire partie de ces nouveautés, bonne surprise en live, mais le morceau est passé à la trappe pour cause de manque de temps. De mauvaise gestion de notre temps si je puis dire. Ce n'est que partie remise, je suis sûr que ce morceau aura son heure. J'ai hâte de le tester en public, je connais bien mon texte, le titre est rodé bien que jamais joué, ce sont là les effets bénéfiques de l'enregistrement studio : le crâne plein de textes, les miens et ceux des autres.  
Première participation passée donc, je suis comme Jo, soulagé et prêt à reprendre le micro. Hasard de la setlist de la soirée, ma prochaine prestation n'arrive que longtemps après, avec le titre "On n'oublie pas", hélas éliminé. Du coup, je refais surface encore un peu plus tard avec Jubos, Greg Le Shakal pour un "Vilénies" allégé (sans Ieuth et Marine) mais énergique. Lo se joint à nous et on enchaîne direct avec "Fin de la récré", je suis un peu perdu car la structure du morceau m'échappe encore mais mes camarades sont au taquet et tout se passe bien. Un peu plus tard arrive "Pas de temps à Perdre", j'assure mon rôle de guest en toute fin de morceau, passer après Lo est parfois délicat mais le public me surpend toujours par son écoute et il daigne lever la main quand mon lyrics l'invite à le faire. C'est ma petite satisfaction sur ce couplet purement festif. Etrangement, j'ai l'impression d'être moins speed que d'habitude, et mon articulation en est meilleure.
J'oubliais le moment fort, mais c'est devenu une habitude, qu'est l'interprétation de "Cet Homme" par Lo. Carton assuré, et ce n'est plus mon camarade que j'observe mais le public qui connaît les paroles par coeur (quelques centaines de milliers de personnes ont vu le clip sur Youtube et autre Dailymotion, ça aide). Vision magique. Moi même je frissonne toujours en écoutant le morceau pourtant entendu maintes fois et bien que je sois très exigent avec les titres dits "engagés", celui ci est imparable. 

Je n'ai pas boudé mon plaisirà écouter Jo, Cosmar et Jubos, ainsi que voir s'agiter Greg Le Shakal, L'Interprète et Enora.

Le public semble aux anges, emballé, ravi. A croire qu'on était attendu dans la région. Bien sûr on reconnaît quelques têtes, vues aux soirées thématiques "reggae club" entre autres. Quoiqu'il en soit, il y a toujours un public pour nous dans la région.
C'est toujours la même chose : je préfèrerais être ailleurs avant que ça commence, je trouve toutes les raisons du monde d'arrêter tout avant que ça commence, et quand c'est terminé, je suis content, fier de nous, et accessoirement de moi.
Le public de ce 8 Mars a donné beaucoup c'était assez inattendu, et j'en fus presque scotché. Un bon signe pour la suite. 
La cerise sur la gâteau, les compliments de fin de concert, les accolades, les gens qui nous disent que ça les motive à faire du son, ceux qui promettent d'être là au prochain sound, et ceux qui veulent se procurer l'album (à venir).
Rien n'est jamais parfait au pays du Bhale Bacce, mais il faut bien le dire, ce sont des sensations uniques.

La suite à Lorient, le 15 mars 2008.
 
Par Moïse The Dude
Publié dans : Bhale Bacce Crew Way of Life : concert report

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